Edito de Michaela CIOBANU pour Mircea CIOBANU et CIOBANU.ch

Le présent site est l’aboutissement d’un long, très long combat mené tant sur le plan humain et social que sur celui juridique et promotionnel.

Je m’adresse à celles et ceux qui dans les années ’80 ont eu l’occasion d’approcher CIOBANU en tant qu’homme, esthète et personnalité hors du commun. À cette époque on le considérait comme le plus grand expressionniste latin du 20e siècle. Espérons que son souvenir demeure impérissable.

« Avec CIOBANU on est dans le grand art », s’exclamait le parisien Gilles Néret lors du tournage d’un documentaire sur l’artiste. Journaliste, écrivain, membre de la presse artistique et correspondant des musées, il avait organisé au Japon de grandes rétrospectives impressionnistes de Renoir à Gauguin. Auteur de nombreux livres d’art sur Botticelli, Manet, Toulouse-Lautrec, Renoir, Dali, Klimt, Cézanne ou Picasso, il avait également réalisé une monographie sur Ciobanu.

Pourtant, certains « inconditionnels » de l’artiste ont opérés derrière lui un méticuleux et machiavélique travail d’enlèvement et de prise en possession de l’œuvre, sans l’avoir jamais achetée. Ainsi, l’admiration envers l’homme et son œuvre n’a pas toujours été à la hauteur des mots. Je dirais même le contraire.

Collectionneurs, propriétaires, investisseurs, gageurs…. Comment établir leur véritable carte de visite, puisque depuis la mort de l’artiste il y a seize ans, ils tissent la même fausse toile, cette fois-ci derrière les héritiers?

Pour quel résultat? Pour l’anéantissement de l’œuvre, puisque l’artiste a déjà été éliminé.

Pour celles et ceux qui n’ont toujours pas bien compris l’histoire, nous pouvons leur confirmer que dans « le cas CIOBANU » il s’agit du plus grand enlèvement d’œuvres d’art de l’histoire de l’art. Les œuvres qui défilent en boucle sur ce site témoignent de leur réalisation et de leur existence. Où ce trouvaient-elles au moment du décès de l’artiste? Nous l’avons largement prouvé devant les hommes de loi chargés à se pencher sur la Succession CIOBANU. Au bout de 10 années de procédure, leur verdict a été un véritable non sens.

Nous demandons respectueusement aujourd’hui aux autorités judiciaires du canton de Genève, par l’intermédiaire de ce site internet, d’ordonner une enquête afin que la vérité éclate et que justice soit rendue à l’artiste, à son œuvre et aux héritiers.
Pour la petite histoire, sachez que la Succession CIOBANU a été clôturée le 11 septembre 2001, au moment où à New-York les forces du mal frappaient le peuple américain et occidental.

À Genève, à la même heure, on s’empressait de mettre fin, enfin, à une histoire qu’on avait bien pu faire traîner…, en paraphant d’un sceau définitif le sort de 2’000 œuvres réclamées par les héritiers. Pourtant la Succession a été clôturée « pour faute d’actifs ».

Mais, on a oublié de préciser aussi « pour faute d’inventaire », puisque le notaire chargé de cette opération n’a jamais fourni aux héritiers le résultat de son travail. Blague ou réalité? Nous vous laissons le soin de juger par vous-mêmes.

Ainsi, dans le cas CIOBANU, les forces du mal ont des visages, des professions, des ordinateurs pour rédiger bon nombre de documents pour faire sérieux, pour envoyer des convocations, du courrier…, le tout dans un parfait cérémonial de légalité.

Que signifie ce blocage ? Ignorance, tentative de spéculation ratée, tentative d’usurpation ou tout simplement envie de détruire une seconde fois l’artiste? On se demande : que reste-t-il aujourd’hui de ce patrimoine ? Nous vous laissons le soin de nous en faire part.

Présentation rapide de CIOBANU

Mircea Ciobanu est un intellectuel et un visionnaire. C’est un homme tumultueux, baroque et très généreux. Il est né le 15 avril 1950 à Bucarest, en Roumanie. Après une maturité classique, c’est avec les plus grandes distinctions qu’il sort en 1973 de l’Académie des Beaux-Arts de Bucarest. Une carrière fulgurante s’ensuit dans son pays. Mais en 1981 CIOBANU quitte la Roumanie, parce que, disait-il, « Y rester muselé équivaut à la mort sur le plan spirituel ». Il s’établit à Lausanne, en Suisse, où sa peinture s’impose rapidement et au-delà des frontières. De nombreuses expositions auront lieu de 1982 à 1990 en Europe, aux Etats-Unis et en Amérique du Sud, dans de grands musées et galeries. Pour apprécier le monde de CIOBANU il faut le visiter, mais avant d’entreprendre ce voyage, imaginez que la vie est dans le verbe « Être ».

Pour vous introduire, nous avons choisi :

Pietro Maria Bardi : « In all my 38 years as Director of the MASP- Museu de Arte de São Paulo - I have never seen any artist with his technical control ».
(Latin America Daily Post – Interview with Pietro Maria Bardi,
São Paulo, 1984)

Gilles Néret : « … et, ce que fait actuellement CIOBANU contribue à laisser les portes grandes ouvertes à un siècle qui sera, souhaitons-le avec Malraux, spirituel ».
(Plaquette CIOBANU, New-York, 1985)
CIOBANU en photos
CIOBANU de face CIOBANU de profil

Copyright © Michaela Ciobanu, Lausanne, 1986

Oeuvre engloutie de CIOBANU